gravity

Sous la contrainte de l’engouement collectif (j’ai cité: presse, spectateurs, amis et même collègues de boulot !!), et bien que pourtant certains m’avaient enjoint de me méfier de l’effet de meute autour du présumé succès d’un film, je me suis finalement décidée à aller voir le Saint-Graal cinématographique de l’année - j’ai cité Gravity donc - afin de m’en faire par moi-même une idée !

 

(Comme toujours quand la critique est euphorique, je traîne un peu la patte avant de me décider... mais comme souvent, être faible que je suis, je finis surtout par céder !)

 

Bref, avec quatre semaines de retard, j’ai pu juger du phénomène, en 3D s’il vous plaît, armée de la nonchalance du spectateur blasé, pressé de réussir à caser cette séance entre un resto et du shopping histoire d’en être débarrassé...

 

Grave erreur si il en est !

 

Car loin d’être aussi ennuyeux que j’avais osé le présupposer, le film a eu le mérite de me tenir en haleine tout au long de ses 1h30 !

Peu de temps me direz-vous...

bien assez vous répondrai-je !

Car bien que j’ai scrupuleusement retenu mon souffle jusqu’au bout, que mon coeur ait été en mesure de pulvériser des records de battements et que j’ai assidûment sursauté à chaque projectile éjecté par la 3D vers moi (je suis une spectatrice exemplaire !!), 1h30 est bien assez pour remplir le cahier des charges d’un film techniquement exemplaire mais vacant de scénario.

 

Car il faut bien l’admettre, si la prouesse technique est remarquable, les images et la 3D à couper le souffle, difficile de construire un scénario retentissant quand on compte tout juste 2 acteurs à l’écran, quasiment aucun décor (à l’exception des sublimes images de la Terre vu du ciel) et sans réels enjeux relationnels et humains. 

Mais, pour les puristes, il faut bien le reconnaître, voici un film exempt de violence et de connotations sexuelles, absolument remarquable pour susciter des vocations au concours d’entrée de la NASA !!

 

Bref, j’arrête là mon cynisme, car bien que ce ne soit pas du tout le genre de film qui parvienne à me bouleverser, je dois bien admettre que je ne regrette absolument pas d’être aller le voir au cinéma, car, bien qu’ayant déjà testé la 3D (et pas toujours forcément apprécié d’ailleurs!), ici, son emploi est parfaitement maîtrisé, et apporte un intérêt spectaculaire indéniable. Il y a une part de rêve dans ce film, la part de rêve que seul le cinéma américain est capable de générer: démesuré, élaboré, maîtrisé, tant dans la technique que dans l'esthétisme.

Après ça, soyons clairs, je ne trouverais aucun intérêt à le revoir hors du cinéma. Mais tout de même, parce que le cinéma c’est aussi ça, reconnaissons que ça reste un grand moment de spectacle !

 

Gravity de Alfonso Cuaron, avec Sandra Bullock, George Clooney, Ed Harris (1h30): "Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers. Le silence assourdissant autour d'eux leur indique qu'ils ont perdu tout contact avec la Terre - et la moindre chance d'être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d'autant plus qu'à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d'oxygène qu'il leur reste. Mais c'est peut-être en s'enfonçant plus loin encore dans l'immensité terrifiante de l'espace qu'ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre..." (source Allocine)