time outIl y a quelques semaine, ici même, à propos du réalisateur de Time Out, Andrew Niccol, j’écrivais :

«...il retourne à l’anticipation cette année, avec Time Out, pour nous plonger (...)dans un monde où le temps a remplacé l’argent. Un monde où, grâce à une modification génétique, après 25 ans, les gens ne vieillissent plus. Il leur faut alors gagner du temps de vie. Et en perdre pour pouvoir vivre quotidiennement... Certains mendient du temps, d’autres en volent, et la plupart meurent. Une petite minorité sont infiniment riches de l’éternité... 

Eut égard de ses précédentes réalisations, il est envisageable d’attendre un film à la hauteur du talent évident de son réalisateur.

On annonce pourtant un film un peu creux, visuellement lisse et «science-fictionnellement» parlant un peu fade.

Le casting ne m’emballe pas plus que ça (Amanda Seyfried, Justin Timberlake, Cillian Murphy...) mais on notera toutefois que la BO est signée Craig Armstrong...

Pour le reste, avec l’espoir que beaucoup se soient trompés, rendez-vous dans les salles obscures aux alentours du 23 novembre...»

 

Et bien j’y étais dans une salle obscure le 23 novembre précisément... et, mes espoirs sont malheureusement restés vains...!

Time out possède sans conteste, une toile de fond intéressante, étayée par des thématiques on-ne-peut-plus actuelles en ce qui concerne nos sociétés capitalistes, passant pas le pouvoir, l’obsession du temps qui passe trop vite, la poursuite de ce temps, qui, inévitablement est de l’argent (dans un monde où la productivité est la clé de la réussite), obsession de l’apparence et de la jeunesse éternelle...

Néanmoins, ça ne reste pas suffisant. 

Passé la découverte de l’idée dans le premier 1/4 d’heure du film, qui n’en demeure pas moins saisissante, le reste du film devient assez banalement un film d’action un peu plat, où, les rebondissements ne sont pas si nombreux, ou du moins très prévisibles, et où les clichés arrivent en très bonne place.

A l’issue, pas d’émotion particulière, pas de possible reconsidération de notre monde, ni de remise en question de soi... Non que le cinéma ait l’obligation de provoquer ce genre de ressenti, simplement qu’en la matière Andrew Niccol nous a habitué à mieux, je crois, que de ressortir tout creux !

Creux, en l’occurence, ce sont surtout les dialogues qui le sont, et, passablement le casting...

 

Même la Bande originale de Craig Armstrong ne m’aura pas séduite, c’est dire... (ou bien je deviens épouvantablement intolérante et exigeante, ou bien le cinéma, ce n’est plus ce que c’était (ma pôv’ dame!) ...! (dit-elle alors qu’elle n’était pas née lorsque Spielberg signait E.T. ...!!)

 

 

Bref. Je vais de ce pas revoir Bienvenue à Gattaca et Lord of War, histoire de me souvenir que ce réalisateur est bon, et capable du meilleur, et en espérant qu’il s’en souvienne la prochaine fois...!! ;-)

 

 

Thriller (SF) américain d’Andrew Niccol, avec Amanda Seyfried, Justin Timberlake, Cillian Murphy. Durée: 1h41. Titre original: In Time.