273907

A l’image de «La crème de la crème» de Kim Chapiron sorti en avril dernier, dont je ne vous avais pas franchement dit du bien, «The Riot Club» nous propose un savant mélange de hautes études et de débauches en tout genre et imaginant nous livrer 3 vérités censées changer le cours de l'Histoire...

A savoir:

Premièrement, le fait que les grandes écoles/universités forment l’élite des Nations, nos grands dirigeants et tutti quanti (hum, on s’en serait douté...)

Deuxièmement, que l’élite n’en est en réalité pas une d’un point de vue purement moral... (sans déconner... vous en doutiez ?!)

Et troisièmement, le fait que l’élitisme est une congrégation grâce à laquelle on reste bien protégé de tout et où l’on se fiche bien des autres (moi qui croyait que c'était des gens bien, intègres et tout ça... j'ai bien failli pleurer... ah naïveté, quand tu nous tiens !!)

 

En somme rien de très surprenant.

De là à dire que je me suis ennuyée... il n’y a qu’un pas.

217795

Le problème, voyez-vous, c’est que Lone Scherfig, la réalisatrice, nous propose ici un film sans enjeux. Et qu’elle noie le poisson, non pas dans le tonneau de vinasse dans lequel elle devrait achever ses personnages, mais dans une mise en scène suffisamment aboutie pour devenir pompeuse et prétentieuse... donc assez jolie mais sans aucun intérêt. Digne d’une pathétique petite étudiante d’une université de seconde zone. Autant dire que l’on est loin, mais alors très loin, de l’élite (de la Nation et du Cinéma).

 

Pourtant, The Riot Club est le cercle très très select et au moins autant secret de l’université d’Oxford. Réservé aux meilleurs des meilleurs, triés sur le volet par leurs aînés (d’une année... hum hum).

Et mis à part le fait de rassembler les plus fortunés fils à papa du pays et des environs, le club a pour but de sacraliser l’excès et la débauche en tout genre: soit, de l’alcool, de la nourriture, des drogues et du sexe jusqu’à imploser ! Et ça se veut être un modèle depuis plus de 3 siècles ! (Donc trois siècle que nos dirigeants sont des ivrognes... ah ben, il est beau ce monde, je vous le dis...)

Voilà, je vous le disais, aucun intérêt...

206281

Seul point "remarquable", le casting est quasiment intégralement constitué de beaux et jeunes anglais qui se veulent élégants... ça a au moins l’avantage de ne pas être désagréable pour les yeux...

Du moins pour un public sensibles aux charmes masculins adolescents...

Les autres, passez votre chemin...!