mauvaise fille

 

Bon, autant être honnête d’entrée de jeu, ce qui suit est tout sauf objectif, vous serez prévenus !! N’allez pas dire que je ne fais preuve d’aucune critique argumentée, j’en serai bien incapable. Vous allez comprendre.

 

Il faut aller voir «Mauvaise fille». Ce film est une réussite. Et tout repose dans son actrice principale, j’ai nommé, Izia Higelin !

Voilà, c’est dit !

 

Je l’ai déjà dit ici, je suis fan de la demoiselle en tant que chanteuse. Ecoutez son dernier album «So much trouble» et vous comprendrez certainement. Voyez-la sur scène, et tout sera dit !! ;-)

C’est de l’énergie positive à l’état pur, la rage de vivre, la joie solaire, du bonheur quoi ! Alors là pour le coup, on ne nage pas en plein spleen mélancolique mi-figue, mi-raisin, non ! Là pour le coup, on croque la vie à pleines dents !

 

Bon, et donc, malgré tout, quand j’avais entendu dire qu’elle s’essayait au cinéma, j’étais un brin sceptique... ou plutôt curieuse...

Faut dire que sceptique j’ai cessé de l’être à son propos depuis que je me suis rendue compte à quel point elle était bluffante. (Car, il faut le dire, à l’époque de son premier album «Izia», refusant l’engouement général, j’ai détesté en bloc, ben oui, faute avouée, à moitié pardonnée non ?! Mais par la suite, à la faveur d’esprits musicalement persuasifs, j’ai réellement découvert et apprécié son second album. Tout en continuant à ne pas aimer le premier, allez comprendre... puis, un jour, je ne sais pas, une révélation...! Je l’ai écouté en boucle de manière compulsive, et mon avis était fait ! (je vous ai déjà parlé de cette fâcheuse tendance à l’écoute compulsive chez moi, non ???!!!) ;-)

Bref, tout ça pour dire, que «chat échaudé... bla bla bla» (!) il n’était pas question que je sois sceptique quand au film. Je voulais juste attendre de voir.

 

Et bien j’ai vu ! A la première séance dans ma petite ville ce mercredi (enfin sauf les toutes premières minutes parce que j’étais vraiment très en retard... et j’ai horreur de ça arriver en retard au ciné et embêter tout le monde...) mais je l’ai vu, et très sincèrement, j’ai adoré.

 

Malgré un sujet vraiment pas simple (et sans surprise pour qui s’est déjà penché sur la vie de Justine Lévy, puisqu’il s’agit de l’adaptation de son roman autobiographique) le film réussi à nous surprendre, à nous faire rire, à nous attacher à ces personnages «un brin» écorchés mais, malgré les évènements, tellement vivants.

Et, ça, la vie, Izia, elle l’a joue vraiment très bien.

D’ailleurs, au delà d’être joué, c’est juste. Ca sonne vrai, ça sonne bien.

 

Evidemment, je reste lucide, le film n’est pas cinématographiquement parfait, et surement pas impartial puisque Patrick Mille adapte l’autobiographie de sa compagne... mettant en scène des personnages comme son beau-père... le garçon n’a peur de rien !

Mais ce film a réussi à me toucher. Et, ça je suis sûre de l’avoir déjà dit ici, c’est ce que je demande au cinéma. Me transporter. Peu importe où, du moment que ça marche. Peu importe comment, peu importe si la technique est moyenne. Peu importe ce qu’il pourrait y avoir à redire. Ce que j’aime c’est l’émotion. Et j’y ai trouvé mon compte dans ce film là en l'occurrence.

 

Outre Izia, Carole Bouquet est impressionnante dans son rôle de femme souffrante, sublime malgré la douleur.

Arthur Dupont me fait penser à Romain Duris (alors forcément je craque...!!)

Et Bob Geldof est particulièrement attachant.

 

Mention spéciale pour la musique par Syd Matters. Et là, c’est la cerise, puisque Syd Matters c’était déjà la BO des «Adoptés» de Mélanie Laurent... ! Le coup de coeur de ces derniers mois.

(Et au passage, «Brotherocean» de Syd Matters a élu domicile dans mes oreilles depuis déjà un moment, et très sincèrement, je vous le conseil très fortement !) ;-)

 

 

 

«Mauvaise fille» de Patrick Mille avec Izia Higelin, Carole Bouquet, Bob Geldof, Arthur Dupont...

 

C’est l’histoire d’une mère malade qui l’annonce tardivement à sa fille. C’est l’histoire d’une fille qui apprend a aimer cette mère, souffrante, puis mourante, sans savoir comment lui dire, qu’elle même va devenir mère. Sans savoir comment exprimer cet amour bilatéral, sans savoir comment faire face à ce bonheur qui arrive tellement relié à ce malheur à venir...

C’est beaucoup de culpabilité et de tristesse mais aussi beaucoup d’amour et de joie.