Je ne sais pas pour vous, mais le festival Télérama aura été plein de très jolies découvertes pour moi !

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Je n’avais pas pris le temps de voir Ida en Février dernier. Presque un an après, n’ayant toujours pas eu l’occasion de le voir, je me suis dit que c’était le moment !

 

Je m’y attendais un peu je dois dire, mais néanmoins j’ai clairement pris une claque visuelle...!

Ce film est tout simplement un chef d’oeuvre de lumière, de photo et de mise en scène.

L’esthétique est parfaite, à couper le souffle. Juste sidérante !

 

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A partir de là s’enchaîne une propension à exposer un propos avec une sensibilité d’une subtilité brillante. 

Tout n’est que ressenti. En premier lieu d’ailleurs, les silences et les non-dits... Ce qui est le fil rouge du scénario, ces secrets, ces non-dits qui forgent des personnalités...

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Bien sûr, le noir et blanc apporte la part de douleur que le scénario n'étale pas, mais il contribue aussi à sublimer cette lumière si puissante, transcendante presque. Quasi spirituelle.

Le format carré donne au spectateur une proximité aux personnages quasi intimiste qui contribue encore à nous bouleverser...

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Révélant une introspection de ces deux femmes (nièce et tante) sur elles-mêmes, à pas feutrés, comme ceux que l’on entend crisser dans la neige, le film pose la question de la nécessaire découverte de soi, tant dans sa propre perception d’appartenance à une entité familiale que dans la perception de ses volontés profondes... sociales, religieuses ou simplement humaines.

Une merveille d’analyse de l’être humain autant qu’une merveille esthétique.

Du grand cinéma.

 

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