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Telle une adolescente sur le retour (c’est le moins que l’on puisse dire !), ne voilà t-y pas, que mercredi soir dernier, prise d’une envie soudaine de niaiserie, j’abandonne lâchement mon boulot tôt pour courir au cinéma afin de voir tout de suite ce deuxième volet de Hunger Games ! L’embrasement donc.

J’ai en son temps dévoré les trois tomes du bouquin, et évidemment savouré le premier film, en râlant les coupures à la hache faite à ce premier tome et en trouvant le tout tellement trop nais, trop fade, trop loin de l’esprit révolutionnaire qui m’avait habité lors de la lecture du livre (oui, bon, ça va, hein, c’était y’a un petit moment quand même !!). Bref. Je m’y rend donc en initiée... l’oeil affuté pour une seconde lecture attentive politico-sociale de ce deuxième volet aux grands airs de superproduction !

 

Finalement donc ? ... Je dois dire, chapeau bas Francis Lawrence ! Je ne sais pas si mon regard est plus indulgent, ou si je me transforme progressivement en guimauve avec le temps, mais malgré ce fond indéniablement un peu niais (bon sang, amis américains, ce que vous pouvez être puritains, c’est dingue ça ! ... bref !) ce film est bon ! 

Malgré quelques oublis volontaires de certains passages du livre, on retrouve toute la révolte naissante, toute la hargne, toute la dénonciation d’un système en place, toute la rébellion, toutes générations confondues, d’un peuple assujettis à un pouvoir totalitaire et dictatorial... bref, un ensemble de sentiments puissants assez bien mis en place dans le livre, qui sont ici sous tendus par une mise en scène nettement plus «mature», plus sombre, plus violente que lors du premier volet.

La mise en place du scénario est elle aussi plus juste, et les omissions du livre prennent même tout leur sens, c’est dire !

 

Esthétiquement, c’est parfaitement maîtrisé. Les costumes et les maquillages sont absolument sublimes. Je suis moins fan du traitement de l’image, mais en même temps, c’est un film entièrement «de synthèse», faut se faire une raison !

Bon, je ne m’attarderai pas sur Jennifer Lawrence, agaçante de beauté, mais qui porte son rôle excellemment bien, donnant à Katniss ce que le cinéma attend, et ce dont le livre l’avait un peu dénuée, de la sensibilité et du glamour.

Mon coup de coeur va tout de même à Woody Harrelson dans le rôle d’Haymitch et à Elizabeth Banks dans le rôle d’Effie, deux personnages que j’adore particulièrement !

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Peeta (Josh Hutcherson) gagne lui aussi en humanité, perd un peu en niaiserie, et gagne donc par là en intérêt ! Son personnage est quelque peu différent dans le film par rapport au livre, mais c’est clairement à son avantage selon moi. 

Un joli panel en somme !

 

Pour ce qui est des 2h30 de film... c’est assez rythmé donc ça passe assez bien, même si, mon voisin de droite a regardé l’heure exactement au même moment que moi... soit environ à la moitié du film... parce que l’entrée dans l’arène tarde sûrement un peu... en même temps, contrairement au premier volet, ce n’est pas le thème principal abordé par le film, donc on excusera cette longueur.

 

Et sinon l’ensemble de la bande originale se défend largement à la réécoute, même si, en revanche, au cours du film, ce n’est pas ce qui m’a marquée le plus...

 

 

La suite et fin dans un an ou deux j’imagine... en attendant, on reverra Jennifer Lawrence dans pas moins de 4 films en 2014 semble t-il... (un énième volet d’X-Men, American Bluff, Serena et Garden Party) ... le sort (des oscars) lui aura été plus que favorable... ;-)

 

Hunger Games: L’embrasement (2h26) avec Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth, Josh Hutcherson... «Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…» (Source Allocine)