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Les vacances ont ceci d’extraordinaire pour moi, et encore plus les vacances de Noël, elles me permettent de prendre le temps de rattraper le retard «culturel» qui s'amoncelle les mois précédents... Parmi ce retard, quelques films que je tenais absolument à voir, d’autres que j’ai eu l’occasion de revoir, certains que j’ai adoré, d’autres beaucoup moins...

 

Plusieurs choses donc et on commence tout de suite avec l’incroyable Eternal sunshine of the spotless mind ! :-) 

Enorme coup de coeur !! 

Je voulais à la fois tellement voir ce film, et d’un autre côté un petit coin de ma tête me disait qu’il fallait que je le garde pour Noël, que ce serait parfait... et ça l’a été ! 

Je ne sais pas dire si c’est la part de poésie, de folie, d’improbabilité, ou le fait que j’adore les acteurs (j’ai trouvé Jim Carrey incroyable, et Kate Winslet tout simplement géniale !)...

Ce film est tout à la fois... doux, amer, drôle, triste, vrai, totalement improbable, juste, décalé, idéal, bavard et silencieux - il dit beaucoup mais suggère tout autant, frôle la vie et la décrit, au passage nous émeut et nous juge un peu, nous transporte et à la fois, nous laisse là, spectateur un peu désappointé de constater que parfois, rien ne sert de lutter... tout disparaît, ou bien, tout renaît... 

 

Je dois bien l’admettre, les grandes histoires d’amour au cinéma ne me transcendent pas, ne me parlent pas, ne me touchent pas... j’aime pas ça, elles ont un côté pathétique et inhumain au possible, bref, quitte à m’attirer les foudres des puristes, je suis navrée mais je dois le dire, l’amour sirupeux m’ennuie !!

Cependant, là, force est de constater qu’au delà de l’histoire d’amour, on touche au ressenti humain, au tragique et au pathétique de la douleur et du besoin d’oublier, d’être oublier, de tourner une page, et ce faisant, se rendre compte que l’amnésie est douloureuse et infructueuse. On touche à quelque chose de très vrai et de très humain, loin du pathétique sentiment sirupeux dégoulinant d’amour; on touche au douloureux, souvent dissimulé...

J’ai vraiment beaucoup aimé, vous l'aurez compris! D’autant que le «Happy end» (oui, je raconte, je ne devrais pas, mais bon, le film a presque 10 ans, je crois que je peux, il devait y avoir que moi qui ne l’avait pas vu hein...!) est ingénieux au fond... il soulève un autre ressenti humain pas facile facile... l’oubli «positif», le pardon, la page tournée pour mieux recommencer, pas celle pour clore un chapitre amer, non, une belle page blanche faite de rédemption... on prend les mêmes et on recommence... vraiment. 

Bon c’est là où ça déconne quand même un peu dans le scénario côté véracité, parce que dans la vie, accrochez-vous pour parvenir à ce niveau là... mais bon, c’est Noël, j’ai eu envie d’y croire :-)

 

Voilà, alors, si jamais, comme moi, quelqu’un dans la salle ne l’a pas encore vu, c’est le moment ! C’est un des rares films pour lequel le plébiscite général a eu raison: c’est une super histoire ! :-)

 

(Ah oui, et je vous raconte un peu quand même...): Joel tombe de haut lorsqu’il découvre que sa compagne, Clémentine, a fait effacer de sa mémoire leur tumultueuse relation. Anéanti, il décide d’en faire autant, et, alors que les souvenirs s’évanouissent les uns après les autres, Joel réalise à quel point il aime encore Clémentine...

 

Eternal sunshine of the spotless mind (2004) de Michel Gondry (oui oui, il est français !) avec Jim Carrey, Kate Winslet, Kristen Dunst, Mark Ruffalo, Elijah Wood... (et oui le casting est vraiment pas mal... ils étaient jeunes et beaux !! :-p)