C’est l’histoire de deux enfants qui se disputent.

Enfin non. C’est l’histoire d’un enfant qui frappe son camarade avec un bâton et lui casse deux dents.

Enfin non. Carnage, c’est l’histoire des parents de ces deux enfants qui dissertent sur la responsabilité de leurs enfants dans cette histoire de bagarre.

Enfin non. C’est la rencontre de deux couples que tout oppose.

Non plus. C’est plutôt le règlement de comptes de quatre adultes, face à eux mêmes.

 carnage

En fait, Carnage, c’est un peu tout ça mélangé. Vous secouez bien, vous ajoutez un Roman Polanski à l’étroit dans 30 mètres carrés, des acteurs au jeu impressionnant, des dialogues mordants, et vous obtenez un huit clos de 1 heure 20 assez sidérant !

 

Bon, je l’annonce de suite, ce film ne restera néanmoins pas dans mes annales du cinéma. Parce que j’ai du mal a considérer que ce soit du vrai beau cinéma renversant, touchant, bouleversant, transcendant, éblouissant (bref, j’arrête là, vous avez saisi l’idée...!). Mais tout de même, c’est un bon moment.

Soutenu avant tout par l’incroyable Kate Winslet ! Non mais, vraiment, quelle actrice !! 

En fait, le panel d’acteurs en entier est juste parfait. Jodie Foster, Christoph Waltz et John C. Reilly: certes, c’est un panel réduit, mais bigrement efficace !!

 

Côté mise en scène, il faut admettre compte tenu du contexte, à savoir un huit clos dans le salon de la famille Longstreet (avec toutefois un léger débordement dans le couloir, la cuisine et la salle de bain...!), que c’est assez restreint. Tout le film est donc supporté par les dialogues et le rythme. D’abord lent, et un peu chaotique, voire presque faux (finalement pas si éloigné des personnages qu’il sous-tend...), pour devenir absolument jouissif dans une explosion de dynamisme, de virulence, de vifs bavardages, mais surtout de tellement de vérités !

 

Le résultat c’est une petite satyre sociale passablement drôle et intelligente, tout du moins décapante, qui nous rappelle à quel point les relations humaines sont ... ce qu’elles sont !!