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Oui, alors là, je ne vais pas vous mentir, j’ai tellement trainé à écrire cet article que le film n’est plus en salle... navrée.

Néanmoins, ma critique vaudra pour sa prochaine sortie en DVD qui ne tardera pas, rassurez-vous !

 

Ceci étant dit, j’ai vu ce film pour plusieurs raisons. La première: j’avais vu de multiples fois la bande annonce qui m’avait à chaque fois laissé une impression de curiosité (comme quoi, parfois, les bandes annonces, c’est efficace !). La deuxième: je savais que c’était l’adaptation du livre «Les apparences» de Gillian Flynn dont j’avais entendu de très bonnes critiques mais que je n’avais pas lu. La troisième: Tout ceux qui l’avaient vu avant moi m’ont conseillé de le voir.

 

Réalisé par David Fincher, le maître de certaines de mes angoisses (ne cherchez pas, il m’en faut très peu... «Seven» ayant en son temps suffit... hum hum) mais surtout le réalisateur de «Fight Club», «Zodiac», «L’étrange histoire de Benjamin Button» (l’adaptation de la nouvelle de Fitzgerald... auteur américain dont je ne cesserai jamais de vous dire du bien par ailleurs... bref, parenthèse refermée!) ou encore «The social Network»... 

 

Quoiqu’il en soit, dans le genre maîtrise du Thriller, l’adaptation du roman semblait avoir trouvé son maître.

 

Par ailleurs, le casting promettait d’être intéressant. On ne va pas se mentir, Ben Affleck a lui seul justifie cette allégation ! ;-) Même si face à lui, Rosamund Pike ne nous est pas totalement inconnue (c’était Jane Bennet dans Orgueil et Préjugés de Joe Wright pour les initié(e)s).

 

Passé toutes ces promesses et confortablement installée devant l’écran, qu’ai-je ressenti et pensé à propos de ce film ?

Ne connaissant pas les tenants et les aboutissants du livre, j’avais tout de même d’emblée une idée quand à la résolution de la disparition de la belle Amy.

Néanmoins, mon cerveau était loin d’avoir tout résolu !

 

Pour autant, ce qui m’a interpellé ce n’est pas tant l’issue du thriller à proprement parlé que les questions qu’il semble soulever quand à la relation de couple, la relation humaine entre un homme et une femme, la notion de confiance, de partage de vies, de renoncement et celle, plus insidieuse de domination psychologique, de perversité. Tout ça se retrouvant «gentiment» entremêler au sein du mot mariage ! Ca fait tout froid dans le dos soudainement !

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Fincher se sort plutôt bien finalement de ce scénario à priori assez complexe en nous proposant un film plutôt élégant à l’image du couple sur papier glacé qu’il fissure progressivement à l’écran. 

Il nous offre de rester attentifs jusqu’au bout, presque plus abusés que captivés... Ce qui se révèle assez efficace puisqu’il nous donne à voir plutôt qu’à nous laisser réfléchir (une fois encore à l’image de l’influence des médias qu’il énonce dans son film...)

Et finalement l’ensemble se voit être beaucoup plus complexe et cynique que glauque. Car la manipulation s’avère plus désespérante qu’angoissante quand elle devient narcissique. Puisque in fine tout n’est qu’apparences...

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