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Est-ce que ce film est une blague ??!!!

C’est précisément ce que je me suis demandée pendant le générique de fin... la faute majoritairement à cette scène finale absolument épouvantable ! Epouvantable pas au sens du scénario (du quoi???!!! - ben oui y’en a quand même un paraît-il...) mais surtout la faute à l’inutilité et l'inefficacité du procédé... que voulait concrètement le réalisateur ?? Je n’ai pas tout bien compris ??? Le record du plus long baiser du cinéma ? La palme du plus «beau» ? Ou bien un oscar pour avoir osé nous rappeler que, oui, au cinéma, un des plans parfois les plus efficaces, reste le gros plan... et d’autre fois le ralenti... mais là, cumulé, j’ai bien failli vomir... Beurk !

 

Sans rire, quel était le but du film concrètement ??

De faire un slogan publicitaire pour les soirées de débauche/open bar de HEC ?? Sortez un peu les gens, pas besoin d’aller au cinéma pour être au courant de cela... soyez étudiants et profitez-en et vous le saurez; soyez parents/grands-parents d’étudiants et ouvrez vos oreilles aux racontars de ragots que vos rejetons vous rapportent de leurs petites soirées de Fac... imaginez ce que de l’argent illimité injecté là-dedans peut donner et constater que vous savez déjà ce dont les étudiants des grandes écoles de commerce sont capables...

A moins que ça n’ait été une campagne de pub pour booster (et/ou limiter) le nombre d’inscriptions au concours d’entrée/de dépôt de dossiers à HEC... m’enfin pas sûr qu’après ça tous les parents se sentent obligés de demander à leurs enfants de bien travailler à l’école...!

Bref...

 

J’ai pensé un instant que l’on avait affaire aussi à une tentative timide d’introduction à un film porno... puis, je me suis mis une gifle et je me suis dit que j’avais déjà vu bien pire sur grand écran sans devoir être obligée de crier au scandale...

Mais à part du sexe et des liasses de billets, je n’ai quand même pas retenu grand chose... (j’ai l’esprit divergent que voulez-vous, ce doit être ça !)

 

A part que quoi ? Que l’élite qui se trouve au sein de ces prestigieuses écoles est d’emblée fourvoyée ? Que donc nos prochains dirigeants des plus grands sociétés commerciales sont pourris jusqu’à l’os ??

Ah oui, mais ça, je le savais déjà, suffit d’ouvrir le journal. (ou de regarder le JT, oui désolée, je régresse un peu là...)

 

A moins, à moins, que je ne sois passé à côté de l’incroyable, l’impalpable, devrais-je dire, histoire d’amour qui se trame pendant ces 1h30 (c’est tout, sérieusement ?? J’ai eu l’impression de bien plus, non ??!!)

Histoire d’amour sortie d’on-ne-sait-où, et tellement convenue d’emblée qu’elle en est pathétique.

(Attention, je dévoile tout le film dans les lignes suivantes, vous êtes prévenus...)

Sans rire, est-ce possible d’avoir si peu de références qu’on en soit arrivé à nous faire croire pendant plus d’une heure que le prince va finalement épouser la roturière ??? Pour la sauver de la pauvre condition infâme qu’est la sienne, surtout après avoir flirté avec lui et fait d’horribles bêtises qui lui vaudront toute la haine de ses semblables...!! 

Non mais calmons-nous 30 secondes pour réfléchir sérieusement.

C’était juste un délire entre potes en fait ce film ? C’est évident. Alors que des dizaines de films tellement censés et engagés sont refusés chaque jour par l’industrie du cinéma (je ne reviendrai pas là-dessus, mais ça me rend folle !), on a donné de l’argent à celui-ci pour sortir en salle ?? Sérieusement ??!

 

Bon OK, je sais, un film, ça se doit d’être vendeur. 

Du sexe, des beaux/belles gosses, du fric et le prestige de l’élitisme pour couronner le tout, c’est vendeur, c’est sûr.

Mais c’est pathétique.

Je passerai sur les apparitions de «célébrités» au générique pour être encore plus vendeur, et sur la bande son qui s’est voulue tellement «à la hauteur»...

 

J’arrête là mon coup de gueule, en réalité, je déteste faire ça, parce que j’ai conscience qu’il y a du boulot derrière tout ça, qu’un film c’est un travail énorme, et que ça se respecte.

Mais je reste un peu désabusée.

Me direz-vous, je n’avais pas qu’à y aller... c’est sûr, mais faut bien parvenir à se faire un avis sur tout ma bonne dame... et sortir un peu de sa petite zone de confort de temps en temps. 

Après ça, il est évident que je ne vais pas dire que c’était bien juste pour rester polie...

 

Un point positif ?

Oui, un. Mais un seul.

J’aime assez bien Alice Isaaz (seule fille dans ce monde de brutes tout de même... (enfin, parmi celles qui étudient et qui ne se prostituent pas... OK, j’arrête de médire, ai-je dis...)

Mais elle est un peu à l’affiche de 3 films en même temps en ce moment... faudrait pas qu’on frôle l’overdose tout de même.

 

Bref. 

 

Jetez-moi la pierre si vous voulez, ou passez votre chemin. Mais si vous ne parvenez pas à vous en remettre, vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu...

 

 

La crème de la crème, un film de Kim Chapiron avec Thomas Blumenthal, Alice Isaaz, Jean-Baptise Lafarge...