Kavinsky - Nightcall (Drive Original Movie Soundtrack)

 

Reprise de l'article au sujet du film "Drive" du 5 octobre 2011.

 drive-affiche

A aller au cinéma sans trop savoir ce que je vais voir, je devrais me méfier... Mais là, clairement, la surprise a été bonne !!

Au pire, je me disais qu'il y aurait beaucoup de voiture, beaucoup de bruit, beaucoup de violence (et donc beaucoup de mecs dans la salle... non, je plaisante !!) et que ça me viderai la tête... 

Y'en avait... (!) mais pas que...

C'est plus complexe que ça, en réalité. 

Car il y a de l'intemporalité dans ce film; une puissance qui prend racine dans une forme d'universalité, elle-même ancrée dans une poésie et une sensibilité hors norme. Chaque image, chaque scène, chaque ralenti, chaque dialogue trouve sa place et vient étayer une étrange mélancolie rendue réelle par une "monstrueuse humanité" palpable dans chaque regard, chaque sourire, jusque dans la violence de certaines scènes qui tendent à nous rapprocher de cette humanité imparfaite dissimulée par pudeur dans les sourires et les regards...

Il y a de l'élégance aussi, dans chaque minute en suspend, dans chaque ralentis, dans la mise en scène simplement... Cannes ne s'y est pas trompé !!

Il y a des contradictions, de celles qui sous tendent les atmosphères étranges et les sensations inquiétantes, venant étayer une tension permanente; Il y a cette bande son presque pop et ce générique presque girly, tous deux décalés; Et il y a cette violence et cette contemporanéité...

Il y a selon certains, l'héritage des polars urbains des années 80.

Mais quoiqu'il en soit, on reste là, à flotter étrangement entre violence et poésie.

Enfin, parce que je suis une fille, je dirais qu'il y a cependant une légère tendance à trop de violence...!

Et à ceux qui pensaient que ce serait seulement un film plein de bruit et de voitures, allez-y, mais méfiez-vous, c'est surprenant !