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The grand Budapest Hotel a été pour moi l’autre découverte du Festival Télérama !

Je regrettais vraiment de ne pas avoir pu le voir en temps voulu et je projetais de toute manière de le voir prochainement, donc le fait qu’il ait été projeté dans mon cinéma dans le cadre de ce Festival était parfait :-)

Largement plébiscité par la critique, mes attentes étaient grandes !

Que penser donc de ce 8e film de Wes Anderson ?

 

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J’ai été conquise ! Par absolument tout, je dois dire... Le charme désuet, la folie, les acteurs, les décors, la lumière, la photo... Tout est sublime en fait !

Mais ce qui est le plus remarquable pour moi dans ce film est la double lecture que l’on peut y faire.

D’une part, un film drôle et esthétiquement sublime, mettant en scène un panel de personnages burlesques au travers d’une épopée envolée et drôle dont le point culminant est cet improbable hôtel qui surplombe le monde de sa grandeur puis de sa décadence...

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D’autre part, un film engagé qui s’applique à dénoncer subtilement, sans jamais vraiment l’évoquer, l’absurdité d’une société anéantie par le nazisme; un film où souffle un vent de mélancolie et de tragédie, qui approche à pas feutrés, les sombres profondeurs d’une société décadente. 

S’armant de références aussi subtiles que revendiquées à l’oeuvre de Stefen Zweig pour dénoncer cet état de fait, le film se pare d’une grâce et d’une élégance remarquable, un peu comme son personnage principal (Monsieur Gustave), un rappel de ce qu’il reste d’humain, de beau et de remarquable en ce monde.

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Porté par un casting grandiose (Ralph Fiennes, Tony Revolori, Adrian Brody, Jude Law, Edward Norton, Willem Dafoe, Mathieu Amalric, Léa Seydoux... - oui, rien que ça !) "The Grand Budapest Hotel" est donc l'histoire de Monsieur Gustave, concierge dans le plus incroyable, le plus luxueux et le plus couru palace de Zubrowka, contrée imaginaire mais non moins pas si lointaine de notre Europe des années 30. Au coeur de ce monde qui s’apprête à disparaître, et sans trop savoir si à priori il en a conscience, Monsieur Gustave s’applique à transmettre son art et au même titre son histoire à Zero Mustapha, le nouvel apprenti Lobby-boy du Grand Budapest Hôtel.

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Loin d’être un huit-clos ronflant faisant s’affronter une série de comédiens épuisants, «The Grand Budapest Hotel» s’affirme plutôt comme un film à suspens rythmé ! L’intrigue nous emmène de la demeure d’une riche veuve récemment trépassée ayant fait don d’un intrigant tableau à Gustave (mais que la famille entend bien récupérer), aux cellules glauques d’un centre de détention délavé, en passant par de sublimes paysages enneigés... Poursuites, évasions, risques en tous genres viennent ponctuer cette épopée surprenante et pleine de sens !

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De mon point de vue, un film remarquable qui vient étoffer l’univers envolé de Wes Anderson et qu’il serait dommage de ne pas avoir vu !