gatsby

J’ai déjà eu l’occasion de vous dire ô combien j’avais adoré ce film au cinéma. Je reviens pour vous dire à quel point, même en DVD je reste totalement conquise !

 

Je me suis accordée une soirée pour le revoir, me replonger dans cette bulle incroyable de beauté, de tragédie, d’amour, de rêve aussi. Si le scénario retranscrit parfaitement le livre de Fitzgerald c’est ici pour mieux le sublimer. Se parer de mille merveilles, lumières étincelantes, décors et costumes somptueux, musiques justes et sensibles. Baz Luhrmann s’est surpassé !

 

Il est extrêmement rare que je dise cela, mais je ne regrette pas cette adaptation. D’ordinaire, je suis souvent déçue d’avoir adoré un livre, son univers, et de le retrouver un peu dénaturé, morcelé à travers un film (même quand le film est bon, d’ailleurs), d’en perdre en quelque sorte, l’âme...

 

Mais ici, c’est parfait, le dosage absolu pour nous replonger dans les pages de ce roman si incroyable.

 

Tout y est: l’amour et l’amitié, la démesure, l’humanité, l’inhumanité aussi, l’espérance, le romantisme, la colère, la jalousie, la naïveté, les rires, les larmes, la tristesse, la mélancolie, le désespoir, l’incompréhension, la curiosité, l’absence... la vie, et la mort, mais surtout l’espoir, et la foi en l’être humain. 

Absolument tout y est fidèle au livre qui m’avait tellement bouleversée. Je ne sais pas dire pourquoi. Ni pourquoi à ce point là. 

Sûrement parce que cette histoire nous amène précisément aux limites de ce que la vie et l’amour peuvent générer, tant de sentiments si ambivalents, avec cette force inéluctable qui pousse autant à créer qu’à détruire. 

 

Au delà de l’histoire en elle-même, il me faut aussi vous parler du film, si incroyable et bluffant ! 

Impossible de passer à côté des décors, costumes et bijoux... C’est avant tout l’oeuvre de Catherine Martin (épouse de Baz Luhrmann) épaulée, excusez-nous du peu (!!) de Miuccia Prada pour la création d’une quarantaine de costumes, d’un des plus grands fabriquant de dentelles Français (!) et Brooks Brothers pour les costumes masculins.

Ajouter à cela, l’incroyable collaboration de Tiffany & Co pour les bijoux Art Déco, inspirés directement de leurs croquis d’archives des années 20 si caractéristiques de l’effervescence artistique de l’époque... (tiare et bijoux en diamants et perles de cultures pour Carey Mulligan, paire de boucles d'oreilles et bracelets de perles pour Elizabeth Debicki, flasque en argent et boutons de manchette en émail noir pour Leonardo Di Caprio...)

 

bijoux

 

Pour autant, la fulgurante beauté des décors et des effets visuels, qui eux sont l’oeuvre de Chris Godfrey, laissent suffisamment de place à l’histoire, aux personnages, à leur jeu et leur humanité, et ne dénature en rien le sujet, au contraire !

D’autant que les acteurs sont grandioses ! Leonardo DiCaprio ne pouvait pas incarner mieux le secret désespoir panaché de romantisme de Gatsby ! Carey Mulligan quant à elle, est une Daisy sublime de grâce, de délicatesse et aussi d’antipathie...

 

 

Et pour mieux se rendre compte de l’incroyable travail de postproduction, Chris Godfrey et Baz Luhrmann ont mis en ligne une vidéo génialissime du avant/après effets visuels... ou, que serait le film sans la postprod... ça laisse rêveur... Ou septique !!