21057533_20131113175943179

Voilà typiquement le genre d’exercice affreusement compliqué pour moi: commenter quelque chose dont je ne sais pas quoi penser.

 

D’une part, c’est un fait, je ne suis pas bon public de ce type de comédies.

D’autre part, je suis forcée d’admettre que face à un Dany Boon il est difficile de ne pas admettre qu’il sait être drôle quand il arrive à faire se déplacer des hordes de spectateurs dans les cinémas français.

Quand on sait à quel point certaines salles se vident actuellement, à quel point il est difficile de convaincre les gens que le cinéma est un noble divertissement (à plus de 10 euros l’entrée, oui, je sais, c’est difficile à avaler...) et que l’on voit que dans la France entière, dans les provinces les plus reculées il parvient à remplir entièrement des séances, à faire s’installer devant les cinémas des files d’attentes interminables... OK, force est de constater qu’il y a du génie chez ce mec.

 

N’empêche, son humour a beau faire rire, je ne suis pas réceptive. Quoiqu’encore, précédemment, j’avais admis avoir quand même été à peu près bon public: les ch’tis m’avaient presque séduite.

Néanmoins, là, je dois bien l’avouer, ce «Supercondriaque» ne m’a pas emballée.

C’est à dire que voyez-vous, je n’y vois pas d’intérêt. Pourtant, je trouve l’absurde souvent très drôle, mais là, rien à faire, je ne trouve même pas ça absurde, mais presque grotesque.

 

Alors, oui, je sais, j’ai l’esprit fermé, étriqué: je ne me contente pas de trouver ça drôle, il faut que j’y trouve un sens. OK.

Mais là, franchement, arrêtez-moi je me trompe, mais il me semble que ce cher Dany Boon s’enlise un peu dans la débauche de situations comiques. Certes, le public veut rire aux éclats, alors donnons-lui en pour son argent... mais tout de même... point trop n’en faut !

 

Pourtant, sur le papier, l’idée est chouette. Se moquer de l’hypocondrie dans ce qu’elle a de plus invivable tant pour soi que pour les autres (surtout quand on a été hypocondriaque), c’est noble. Et ça aurait pu être incroyable!

Mais, c’est moi, où, rapidement, on oublierait presque qu’il est question d’hypocondrie au profit d’une sombre histoire de révolution sur fond d’asile politique ?? ... Cherchez l’erreur !

 

Après quoi, rendons à César ce qui lui appartient... Kad Merad sauve ce qu’il y a encore à sauver: il joue juste.

Et, grâce à lui, et, je l’admets, à quelques dialogues bien ficelés, j’ai quand même un peu ri.

 

N’empêche, jetez-moi la pierre si vous voulez, mais je trouve vraiment qu’il y avait moyen de s’abstenir de faire du cinéma sur ce coup-là...

 

 

(A part ça, j’ai quand même du attendre deux séances pour le voir parce que c’était complet...! Rien que pour ça, chapeau bas !!)