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Bon, M. Jeunet, faut qu’on parle ! Qu’est ce que c’est que ce titre à rallonges qui nécessite de réfléchir à ce qu’on va demander au môssieur du cinéma pour obtenir sa place ?! 

 

J’avais beau avoir très envie d’aller voir vôtre film, en grande admiratrice de vôtre travail, là, il faut bien l’admettre, j’ai bien failli renoncer ! Un épouvantable interminable titre pour un interminable film me suis-je demandé ??

 

Non, bon, rassurez-vous, je suis loin, très loin de l’avoir trouvé interminable. Encore moins épouvantable !

(Nous omettrons les quelques longueurs sur la fin, hein ?!)

 

En toute lucidité, nous tenons là un joli moment de cinéma, voilà !

Une ode à l’insouciance, à l’espérance, à l’enfance, au rêve et à la poésie !

Si vous y accompagnez un enfant, attendez-vous à voir ses yeux briller; si vous y allez en adulte, attendez-vous à rêver ! 

 

Mes yeux à moi ont aimé y voir le conte poétique, grave et mélancolique touchant du doigt aussi bien la fantaisie que l’étrangeté de la vie... un peu sa cruauté aussi. 

 

Mais Jean-Pierre Jeunet pare tout cela de couleurs chatoyantes, d’épopée grandiloquente, de rencontres pétillantes, d’une traversée de l’Amérique étonnante !

C’est à la fois drôle et émouvant, réel et décalé, si bien qu’on ne sait plus trop où on est... dans un rêve ou la réalité ?!

 

Le résultat est tout à fait... charmant ! Oui, c’est tout à fait le terme ! Nous ressortons charmé ! D’autant plus par l’incroyable jeu de Kyle Catlett dans le rôle de T.S Spivet ! Au côté duquel la présence d’Helena Bonham Carter est tout à fait réjouissante !