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Je vous en avais déjà parlé en octobre dernier, j’attendais avec impatience la sortie de ce film ! D’une part le duo Scorsese / Dicaprio fonctionne souvent et me déçoit rarement, et d’autre part, le sujet du film avait tout pour plaire: autant de folies, d’abus, de vies débridées et déjantées sur fond d’immoralité... ça promettait un film décadent !

Scorsese étant assez doué pour ne pas édulcorer et Dicaprio capable d’exceller dans les rôles un peu fous, la copie semblait pouvoir être parfaite.

 

Rappelons que Le Loup de Wall Street c’est l’histoire de Jordan Belfort, multimillionnaire à la tête d’une société boursière qu’il créait peu de temps après sa 20e année... A 26 ans, il gagne 1000 dollars par minute, est dépendant à toutes les drogues qui lui sont tombées sous la main (qu’il ingurgite avec quantité d’alcool...), jongle autant avec les placements douteux qu’avec les prostituées, et est sérieusement tenu à l’oeil par le FBI qui rêve de le voir tomber au moins pour toutes les fraudes boursières qui sont de son fait...

 

De cette histoire totalement folle, Scorsese en a fait un film de presque 3 heures, rythmé, grinçant, ironique, complètement délirant... limite épuisant !

Pour autant, il faut reconnaître à Scorsese son talent de réalisation indéniable qui font de ces 3 heures de film un bon moment de cinéma, certes, un peu long, mais relativement hallucinant.

Du scénario en tant que tel, rien de précis à en dire, dans la mesure où malheureusement je n’ai pas pris le temps de lire le livre...

Il y a du pour, il y a du contre à raconter une histoire aussi immorale, mais le fait est que le parti ayant été pris par Scorsese de s’y atteler, il aurait été difficile de le faire dans la demie-mesure.

Alors de fait, le personnage de Jordan Belfort étant ce qu’il est, on tombe vite dans une sorte de caricature un peu hystérique, d’un être humain qui n’en est plus vraiment un, aussi riche que pathétique.

Peut-être là où Scorsese pêche un peu, c’est dans l’empathie qu’il semble vouloir insuffler dans ce personnage... car, non, nous (je) ne voulons pas l’aimer ni même être indulgent envers lui. Pourtant, et la faute reviens peut-être à Dicaprio cette fois, on a tendance à presque vouloir lui trouver un air charmant !

Mais seulement si on observe le film au premier degré, car, si on y injecte tout le second degré, décalé, loufoque et outrancier que Martin Scorsese a bien voulu y ajouter, alors là, l’ensemble devient assez grandiose... du grand spectacle !

Le loup de Wall Street (2013) de Martin Scorsese avec Leonardo Dicaprio, Jonah Hill, Margot Robbie...