Non pas que je prétende avoir un avis irréfutable sur le cinéma, et loin de porter un jugement de valeur sur les critiques faites par les professionnels en la matière, mais... Les Inrocks seraient-ils tombés sur la tête ??!

 

A la lecture de leur critique à propos de ce 4ème volet de Twilight, j’ai d’abord cru à un second degré incisif, mais après deux relectures, l’observation du 4/5 sur Allocine et du 8/10 (je crois...) dans le Grand Journal sur Canal, j’ai fini par comprendre que non, point de second degré, ils trouvent simplement que ce film est bon...

 

Mais comment y arrivent-ils ?

twilight

 

Non, parce que soyons clairs... Je serai allée le voir, même sans éprouver le besoin de mettre au défi cette critique interpellante, puisque concrètement, d’une part je n’avais plus que ça à voir à l’affiche des cinémas de ma chère et tendre «petite» ville de province (et il faut bien occuper ses samedis soirs...), et d’autre part, il me faut bien avouer que quelques années en arrière j’ai dévoré la saga de Stephenie Meyer en à peine quelques heures.. (et ensuite vu les 3 premiers volets de cette série cinématographique avec une assiduité désarmante...) 

Bref. 

J’étais censée être perdue pour la cause.

 

Sauf que, je ne sais pas, j’ai du grandir/vieillir (mal !) et me munir de lunettes depuis quelques temps, parce que, faut-il encore le dire, je n’ai pas vraiment été transcendée par ce chapitre 4...

Non. C’est le moins que l’on puisse dire...

 

 

Comment résumer ça sans être trop violente ...

Ce film ne sert à rien. 

En fait, c’est violent dit comme ça. Je sais.

Ou comment proposer en deux heures quelque chose qui tiendrait en 30 min ? Ou comment faire du remplissage de salles pour mieux palier le fait que l’auteur n’ait écrit que 4 bouquins, et que c’est vraiment très peu pour tenir un public en haleine par les temps qui courent ...?

 

Sur fond de lenteur, de succession d’images figées, de plans, qui, sous couvert de fournir de l’esthétisme, se servent qu’à égrener assez lamentablement les 117 minutes de ce (trop) long avant dernier épisode, on assiste à l’issue tant attendue, au rebondissement le plus spectaculaire: Bella et Edward finissent bel et bien par consommer ce satané mariage. Et même que du coup, ça créer des complications... comme quoi, même le mariage n’est pas complètement garant de la justification du sexe... faut encore se méfier.

 

Bon, pour le côté puritain, on ne jette pas la pierre à Bill Condon (c’est juste la marque de fabrique de Stephenie Meyer...), qui s’en sort assez bien finalement en nous proposant, comme me l’a fait remarqué mon adorable camarade de galère cinématographique, une réminiscence palpable de cette électrique tension sexuelle que Catherine Hardwicke avait su mettre en place dans le premier épisode...

 

En revanche, pour la vacuité des dialogues et le pathétisme des situations, je jetterai bien l’huile bouillante à défaut des pierres... car certains moments sont vraiment dignes de la torture !

 

Pour l’esthétisme, j’avoue ne pas avoir été suffisamment concentrée, n’étant que consternée par les détails sus-nommés...

(Et trop occupée à dévorer Jacob du regard...)

Bref.

Les acteurs sont beaux. Ben oui, sauf Bella. Ils l’ont un peu amochée sur la fin... (oui bon, ok, je ne dévoile rien... enfin rien de pas grand chose, ça fait pas beaucoup...mais bon...)Mais il rattraperont ça dans le prochain... c’est la grande promesse de ce 4ème volet en réalité. Où comment nous rappeler que le dernier épisode sera juste une explosion de bombes (sexuelles) avec la mère, la fille et les tata vampirisées au possible et donc incroyablement sublimes.

Mesdames, la gente masculine à côté aura faible allure ! Et si vous aviez traîné vos chers et tendres voir les précédents épisodes, vous n’allez par tarder à le regretter, car il y a fort à parier que ce soit eux qui vous traîne au dernier...

 

Bon, assez de médisances, car j’ai beau dire, on ne m’a pas tant forcé que ça à y aller, et, contre toute attente, j’irai voir le 5ème volet, je le sais d’avance... 

 

Et puis, il y a quand même un point positif (hormis Jacob...!), si si !

C’est que Bill Condon a enfin compris que des vampires sans images un peu gore, c’était pas très vendeur... du coup, c’est un festival d’images sanguinolentes (sur la fin) et de morceaux de viandes coincés entre les dents (oui, bon pas tant que ça non plus... mais suffisamment pour commencer à être intéressant !!)

 

Parce que sur le marché de la concurrence vampirique, les plus beaux et les plus glamour sont souvent les plus trash... C’est Alan Ball qui nous l’a dit !! *

 

 

 

 

Bon, et puis, si malgré tout vous y allez, soyez gentils de rester jusqu’à la fin du générique... on nous rappelle qu’il va y avoir une suite... des fois que l’on aurait oublié, ou que l’on soit trop consterné par les deux dernières heures pour s’en souvenir...

 

 

 

 

 

* Créateur de la série vampirique True Blood, adaptation de La communauté du Sud, roman en 11 tomes (pour le moment) de Charlaine Harris.