595346

Assez brièvement, parce que j’ai une petite série de films vus depuis un moment à commenter, et parce que foncièrement, si j’ai tardé à en parler c’est que je n’avais pas grand chose à en dire (...), je vous donne mes impressions à propos du dernier Woody Allen.

 

Objectivement, je ne suis pas une grande fan du cinéaste. Je sais que c’est un peu un sacrilège de l’énoncer comme cela, mais les faits sont là: je me dis à chaque nouveau film: «tiens, il faudra quand même aller voir le Woody Allen» (parce que quand même, c’est un Woody Allen !) mais sans plus de conviction...

C’est à dire que le questionnement est récurent, puisque chaque année voit arriver un nouveau film !

 

Et comme à chaque fois, c’est joli à tout point de vue: l’histoire est délicieuse, les personnages sont adorables, le scénario est élégamment travaillé, le romantisme est délicat, la lumière et la photo sont léchées, il n’y a vraiment rien à reprocher.

 

Ici, dans cet nième scénario Allenien, il est question d’illusions. Les illusions de la magie, celles du mensonges ou encore celles de l’amour. Mais les illusions cachent parfois des vérités bien plus réelles que ce qu’elles semblaient...

 

Les +

  • On ne s’ennuie pas, oh ça non, à aucun moment ! Le scénario est effréné ! Ou l’art de créer des rebondissements à n’en plus finir et de guider le spectateur dans un flots de sentiments tout à fait étourdissants !
  • Les années 20: c’est beau, les costumes et les décors sont parfaits :-)
  • Colin Firth: tellement adorable sans son rôle de magicien terre à terre tout à fait désarçonné par l’incroyable Emma Stone !

 

Les -

Cela reste un Woody Allen de plus! Et ce qui était surprenant et pétillant frôle maintenant le lassant: le génie créatif est bientôt étouffé dans trop de création, les superbes et grandes idées ne sont que redites... Woody Allen fait des films comme certains auteurs écrivent des livres: dans l’unique but de bien les vendre à une période donnée. Il répond à une demande avant de satisfaire un art, et c’est un peu dommage il me semble, vu le talent du Monsieur...

 

«Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet Anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Se laissant convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, Stanley se rend chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur et se fait passer pour un homme d’affaires, du nom de Stanley Taplinger, dans le but de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère.»

545466